Traçabilité : Un diamant dont on connaît chaque étape

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Sourcing & traçabilité · Maison Diamprest

Un diamant dont on connaît
chaque étape

Dans un marché où le synthétique progresse et où les origines restent floues, Diamprest fait le choix inverse : la transparence totale, de la mine au tri. Ce que cela signifie concrètement pour les maisons qui nous font confiance.

Sourcing Maison Diamprest · Mars 2025 · 5 min de lecture
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La chaîne Diamprest
01Afrique du Sud · Namibie · Canada
02Via la DTC — De Beers group
03Inde · Thaïlande
04Paris — pierre par pierre
Sourcing et traçabilité — Maison Diamprest

Ce que nous entendons par « traçabilité »

Le mot est devenu un argument commercial comme un autre. On le lit sur des sites qui vendent des diamants sans préciser d'où ils viennent, ni comment ils ont été triés, ni par qui. Chez Diamprest, la traçabilité n'est pas un label — c'est une obligation que nous nous sommes imposée depuis 1984, et que nous documentons à chaque étape de la chaîne.

Pour nous, tracer un diamant signifie être en mesure de répondre à quatre questions : où a-t-il été extrait ? Par quel canal est-il passé ? Qui l'a taillé ? Et comment a-t-il été contrôlé avant de rejoindre notre stock ? Si l'une de ces réponses est vague, la pierre ne rentre pas chez nous.

« Nous ne sélectionnons pas des lots. Nous sélectionnons des pierres — une par une, à la loupe. »

Botswana, Afrique du Sud, Namibie, Canada : des origines choisies

Nos diamants proviennent de quatre pays, sélectionnés pour ce qu'ils représentent : un profil géologique précis, un cadre réglementaire documenté, et une qualité de matière constante.

Le Botswana est le premier producteur mondial de diamants en valeur. La mine Jwaneng — surnommée "la mine des princes" — produit entre 12 et 15 millions de carats par an avec l'une des valeurs moyennes au carat les plus élevées au monde. Certifiée ISO 14001 depuis 2000, elle est opérée par Debswana, coentreprise 50/50 entre De Beers et le gouvernement botswanais. L'industrie diamantaire représente 70 % des recettes d'exportation du pays — un lien économique que les diamants de synthèse ne peuvent pas honorer.

L'Afrique du Sud abrite Venetia, la plus grande mine De Beers du pays et première mine de diamants au monde certifiée ISO 9002 pour la gestion de la qualité. Son complexe kimberlitique produit des diamants aux profils morphologiques particulièrement stables — une constance essentielle pour le pavage haute exigence.

La Namibie affiche historiquement les plus hautes valeurs au carat de diamants alluviaux au monde. Ses diamants ont voyagé pendant des millions d'années depuis les formations kimberlitiques d'Afrique australe jusqu'à l'Atlantique via le fleuve Orange : ce transit naturel n'a laissé subsister que les cristaux les mieux formés. Namdeb et Debmarine Namibia exploitent ces gisements terrestres et marins dans le Sperrgebiet, zone protégée depuis 1908.

Le Canada s'est imposé comme l'une des origines les plus rigoureusement contrôlées du secteur. Les mines Ekati et Diavik, dans les Territoires du Nord-Ouest, opèrent dans un environnement subarctique soumis à des standards environnementaux parmi les plus stricts au monde. Pour les maisons qui communiquent sur la responsabilité de leur approvisionnement, l'origine canadienne est un argument reconnu par les acheteurs institutionnels comme par les consommateurs finaux.

La DTC : un accès qui ne s'improvise pas

Nous nous approvisionnons également via la DTC — le Diamond Trading Company, canal de distribution historique du groupe De Beers. Opérer via ce canal suppose de répondre à des critères stricts de solvabilité, de réputation et de conformité éthique.

Pour nos clients joailliers, ce point n'est pas anodin. Il signifie que la chaîne de custody de la matière brute est documentée dès l'extraction. Avant même que la pierre soit taillée, son origine est établie.

Blockchain & traçabilité

TRACR

Plateforme blockchain développée par De Beers, TRACR attribue à chaque diamant brut de plus d'un carat un identifiant numérique unique — associé à son pays d'origine, ses caractéristiques physiques et son parcours de la mine au polissage. À partir de 2025, cette traçabilité est étendue aux pierres de plus de 1 carat, en conformité avec les nouvelles réglementations d'importation du G7.

Pour nos clients, les diamants sourcés via ce canal peuvent être accompagnés d'une provenance vérifiable et infalsifiable — non pas une déclaration de bonne foi, mais une empreinte numérique sur une chaîne distribuée. C'est un niveau de documentation que très peu de diamantaires sont en mesure de proposer.

« TRACR ne promet pas un diamant éthique. Il prouve que le diamant vient d'où on dit qu'il vient. C'est une différence fondamentale. »

Inde et Thaïlande : une répartition précise des savoir-faire

La grande majorité de nos diamants ronds brillants sont taillés et polis en Inde, à Surat. Ce n'est pas un choix par défaut — c'est une réalité industrielle qui s'impose depuis plusieurs décennies : plus de 90 % des diamants taillés et polis dans le monde le sont en Inde. Surat concentre plus de 5 000 unités de taille et de polissage, avec une main-d'œuvre estimée à 800 000 personnes spécialisées dans le rond brillant. Ce qui distingue les meilleurs ateliers indiens aujourd'hui, c'est leur montée en compétence vers le haut de gamme : équipements laser de précision suisse, systèmes de contrôle automatisés, tolérances de calibrage que nous définissons en amont et qui sont tenues avec rigueur à la livraison.

La Thaïlande intervient en complément, avec une spécialisation sur les tailles baguette, carré et princesse. Ces formes requièrent une précision d'angles et de calibrage distincte du rond brillant, et nos partenaires thaïlandais les maîtrisent avec la même rigueur que nous appliquons à l'ensemble de notre stock.

Paris : le tri final, pierre par pierre

C'est l'étape que personne ne voit, et qui fait pourtant toute la différence. À Paris, chaque lot qui rentre chez Diamprest est mesuré au levridge et examiné à la loupe par nos équipes. Pas par échantillonnage — pierre par pierre.

La couleur. Chaque pierre est examinée sous lumière calibrée pour confirmer sa teinte réelle — pas celle que le grade annonce, mais celle que l'œil perçoit. Nous écartons toute pierre présentant une teinte secondaire non déclarée : un voile jaune imperceptible sur fiche, un sous-ton brunâtre dans une couleur G, un départ vers le rosé dans un lot censé être blanc. C'est une lecture que seul l'œil exercé peut faire, et que quarante ans de tri ont aiguisé.

La pureté. Chaque pierre passe à la loupe. Nous écartons systématiquement les inclusions visibles à l'œil nu, les nuages qui affectent la transparence, les cassures qui compromettent la tenue en sertissage. Ce que le grade SI1 autorise en laboratoire n'est pas nécessairement ce que nous acceptons dans notre stock. Notre lecture de la pureté est plus stricte que le grade — c'est une décision commerciale et de réputation que nous assumons depuis 1984.

Les dimensions. En pavage, le calibrage est critique. Une pierre annoncée à 1,5 mm qui sort à 1,47 mm peut sembler anodine — dans un pavage de cent pierres, la régularité s'en ressent, le sertissage devient aléatoire, et la maison perd du temps en atelier. Nous vérifions les dimensions de chaque lot à la réception et écartons toute pièce hors tolérance avant qu'elle n'intègre notre stock. Cette étape est invisible pour nos clients. C'est précisément pourquoi elle a de la valeur.

Notre position sur les diamants synthétiques

Nous l'assumons clairement : Diamprest ne travaille pas les diamants de synthèse (LGD) et n'a pas l'intention de le faire.

Ce n'est pas un positionnement idéologique. C'est une lecture du marché et de ce que nos clients défendent. Un diamant de synthèse ne possède pas d'histoire géologique. Il n'a pas d'unicité. Sa valeur sur le marché secondaire s'effondre. Pour une maison qui construit sa réputation sur l'exception et le durable, c'est un risque d'image réel.

Nos clients ne nous demandent pas de leur expliquer ce choix. Ils partagent la même exigence.

Certification RJC Hors zones de conflit Naturel certifié Hors Russie Depuis 1984
En résumé

Chaque diamant Diamprest part d'une mine certifiée — au Botswana, en Afrique du Sud, en Namibie ou au Canada. Il transite par un canal d'approvisionnement documenté, via la DTC et la plateforme TRACR. Et il est trié à Paris, pierre par pierre, sur la couleur, la pureté et les dimensions, avant d'intégrer notre stock. C'est ce que nous appelons la traçabilité — pas un argument, une pratique.

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